Que faut-il avoir réglé avant le jour de la mise en ligne ?
Trois choses : la validation écrite du site, l'accès à votre nom de domaine et la liste de ce qui existe déjà à cette adresse. Sans ces trois éléments, la mise en ligne risque d'être repoussée ou de mal se passer.
La validation vient de la recette, la phase de contrôle où vous avez vérifié textes, formulaires et affichage. Si vous ne l'avez pas encore faite, commencez par là.
L'accès au nom de domaine est le point le plus souvent bloquant. Le nom de domaine, c'est votre adresse sur internet (par exemple votre-entreprise.fr), et il est enregistré chez un prestataire appelé registrar. Il faut savoir chez qui, et disposer des identifiants du compte. S'il a été acheté par un ancien prestataire ou un proche, récupérez ces accès plusieurs jours à l'avance.
Enfin, faites l'inventaire de ce qui dépend déjà de ce domaine :
- un ancien site, avec ses pages et ses adresses ;
- des adresses e-mail professionnelles (contact@, prenom@) ;
- des sous-domaines éventuels, par exemple pour un outil de réservation ou une boutique ;
- des vérifications de propriété faites auprès de Google ou d'autres services.
Comment relier le site à son nom de domaine sans casser ses e-mails ?
On modifie uniquement les réglages qui concernent le site, et on laisse intacts ceux qui concernent la messagerie. Ces réglages s'appellent les enregistrements DNS : ce sont des lignes qui indiquent à internet où envoyer les visiteurs du site et où livrer les e-mails.
Le site dépend généralement des enregistrements de type A ou CNAME. Les e-mails dépendent des enregistrements MX, accompagnés de lignes de sécurité (souvent appelées SPF, DKIM et DMARC) qui prouvent que vos messages sont authentiques. Toucher à ces dernières par erreur peut faire arriver vos e-mails en courrier indésirable, ou les bloquer.
Deux précautions simples :
- Faites une capture de la zone DNS complète avant toute modification, pour pouvoir revenir en arrière.
- Après le changement, envoyez-vous un e-mail depuis une autre adresse, et répondez-y, pour vérifier que l'envoi et la réception fonctionnent.
La propagation des changements peut prendre de quelques minutes à quelques heures selon les réglages. Pendant ce temps, certains visiteurs voient encore l'ancien site : c'est normal.
Vérifiez aussi que le certificat de sécurité est actif. C'est lui qui affiche le cadenas dans la barre d'adresse et fait passer l'adresse en https. La plupart des hébergeurs modernes l'activent automatiquement une fois le domaine relié.
Que faire si un ancien site existe déjà à la même adresse ?
Il faut rediriger chaque ancienne adresse importante vers la nouvelle page équivalente. Sinon, les liens partagés, les favoris de vos clients et les pages déjà connues de Google mènent vers une page d'erreur.
Ces renvois s'appellent des redirections 301 : ils indiquent aux navigateurs et à Google qu'une page a définitivement déménagé. Ils permettent aussi de conserver une bonne partie de la visibilité acquise par l'ancien site.
La méthode consiste à lister les adresses de l'ancien site, surtout celles qui reçoivent des visites, puis à associer chacune à une page du nouveau site. Une ancienne page « nos-prestations » pourra pointer vers la nouvelle page « services », une ancienne actualité vers l'article de blog correspondant. Nous détaillons cette opération dans l'article sur les redirections 301 lors d'une refonte.
Pensez aussi à l'adresse avec et sans www. Les deux doivent mener au même site, l'une redirigeant vers l'autre.
Comment signaler le nouveau site à Google ?
En le déclarant dans Google Search Console et en y envoyant le plan du site. Search Console est un outil gratuit de Google qui permet de suivre la façon dont votre site est exploré et affiché dans les résultats.
Les étapes sont les suivantes :
- ajouter votre domaine dans Search Console et prouver que vous en êtes propriétaire, en général par une ligne ajoutée dans les DNS ;
- envoyer le sitemap, un fichier qui liste les pages du site pour aider Google à les découvrir ;
- demander l'indexation de la page d'accueil, pour signaler que le site a changé.
Si vous débutez avec cet outil, notre guide Google Search Console pour débutant reprend chaque écran. Gardez en tête que Google décide seul du rythme auquel il explore et affiche les pages : la déclaration accélère la découverte, sans rien garantir sur le classement.
Mettez également à jour votre fiche d'établissement Google, en particulier le lien vers le site. C'est souvent par elle que les clients locaux arrivent. Nous en parlons dans l'article sur la fiche Google et le site internet.
Quels contrôles faire dans l'heure qui suit la mise en ligne ?
Refaites un tour rapide du site sur la vraie adresse, depuis un téléphone et un ordinateur. Certains réglages ne se révèlent qu'une fois le site relié au domaine définitif.
La liste courte à passer en revue :
- le site s'affiche avec le cadenas, en https, avec et sans www ;
- le formulaire de contact envoie bien un message, reçu dans la bonne boîte ;
- trois ou quatre anciennes adresses redirigent correctement ;
- les e-mails professionnels partent et arrivent ;
- l'outil de mesure d'audience, s'il y en a un, enregistre bien votre propre visite ;
- le bandeau cookies apparaît si le site en a besoin.
Si un point ne fonctionne pas, notez-le précisément et signalez-le tout de suite. Dans les premières heures, la cause est presque toujours un réglage de domaine, rapide à corriger.
Comment annoncer le nouveau site à ses clients ?
Mettez d'abord à jour tous les endroits où votre adresse apparaît, puis prévenez vos clients par les canaux que vous utilisez déjà. Une annonce n'a d'intérêt que si le site est réellement prêt et à jour.
Les endroits à vérifier sont nombreux : signature e-mail, réseaux sociaux, annuaires professionnels, devis et factures, cartes de visite, véhicule, vitrine. Une adresse obsolète sur un annuaire peut continuer à envoyer des visiteurs vers une ancienne page pendant longtemps.
Pour l'annonce elle-même, un message court suffit : ce qui change pour le client (prise de rendez-vous en ligne, nouveaux services, informations plus claires) et le lien. Un e-mail à vos clients existants et une publication sur vos réseaux couvrent l'essentiel. La suite, c'est-à-dire faire vivre le site, est détaillée dans l'article que faire après la mise en ligne.
Comment OSEOO gère-t-il la mise en ligne ?
Chez OSEOO, la mise en ligne fait partie de la prestation. L'hébergement sur Vercel est inclus dans les formules Express et Standard, et le référencement de base est configuré avant la publication.
Le nom de domaine, le code et les accès vous appartiennent : nous travaillons sur votre domaine, pas sur une adresse qui resterait liée à notre studio. Après la mise en ligne, le support couvre les ajustements pendant un mois pour Express et six mois pour Standard.
Questions fréquentes
Mon site sera-t-il inaccessible pendant la mise en ligne ?
En général, non. Pendant la propagation des réglages, certains visiteurs voient encore l'ancien site et d'autres le nouveau, puis tout le monde bascule. Si aucun site n'existait avant, l'adresse devient simplement active au bout de ce délai.
Faut-il changer d'hébergeur de messagerie en même temps que le site ?
Ce n'est pas nécessaire, et mieux vaut éviter de tout changer le même jour. Le site et la messagerie peuvent être hébergés chez des prestataires différents. Si vous voulez aussi changer de messagerie, planifiez-le à part.
Quel jour choisir pour mettre un site en ligne ?
Évitez la veille d'un week-end ou d'un départ en congés, pour que vous et le prestataire puissiez réagir si quelque chose ne va pas. Un début de semaine, en journée, laisse le temps de vérifier et de corriger.
Mon site apparaîtra-t-il tout de suite sur Google ?
Rarement dès le premier jour. Google doit d'abord découvrir et explorer les pages, ce qui peut prendre de quelques jours à quelques semaines. La déclaration dans Search Console aide, sans garantir de délai ni de position.