Faut-il avoir un logo avant de créer son site ?
Ce n'est pas indispensable, mais c'est plus confortable. Le logo donne souvent le ton du site : ses couleurs, son style, son niveau de sobriété ou de fantaisie.
Beaucoup de petites entreprises démarrent avec un simple nom écrit dans une belle typographie, ce que l'on appelle un logotype. C'est une solution parfaitement valable, qui a l'avantage d'être lisible partout, y compris en petit sur un écran de téléphone. Rien n'empêche de faire évoluer l'identité plus tard.
Ce qu'il faut éviter, c'est de bloquer le projet de site pendant des mois dans l'attente d'un logo parfait. Mieux vaut lancer le site avec une identité simple et cohérente, puis la remplacer quand le logo définitif est prêt. Sur un site bien construit, changer un logo et des couleurs ne demande pas de tout refaire.
Qu'est-ce qu'une charte graphique et que doit-elle contenir ?
Une charte graphique est le document qui fixe les règles visuelles de votre marque. Elle garantit que votre site, vos devis, votre enseigne et vos réseaux sociaux se ressemblent et qu'on vous reconnaît d'un support à l'autre.
Pour un site, les éléments utiles sont peu nombreux :
- Le logo et ses variantes : horizontal, carré, version claire pour fond sombre.
- Les couleurs : une ou deux couleurs principales et quelques couleurs d'accompagnement, avec leurs codes précis.
- Les polices : une pour les titres, une pour le texte courant, ou une seule déclinée en plusieurs graisses.
- Le style des images : photos lumineuses ou contrastées, illustrations, pictogrammes.
- Les règles d'usage : espace à laisser autour du logo, taille minimale, ce qu'il ne faut pas faire.
Une charte de deux ou trois pages suffit largement pour une TPE. Les chartes de plusieurs dizaines de pages concernent surtout les grandes marques, qui déclinent leur identité sur des centaines de supports.
Si vous n'avez pas de charte écrite, rassemblez au moins ce qui existe déjà : votre carte de visite, votre modèle de devis, une photo de votre enseigne ou de votre véhicule. Ces supports contiennent souvent une identité implicite qu'il suffit de formaliser pour le site.
Sous quels formats faut-il fournir son logo ?
Idéalement en format vectoriel, c'est-à-dire un fichier décrit par des formes mathématiques plutôt que par des pixels. Un logo vectoriel reste net à n'importe quelle taille, du petit favicon jusqu'au grand bandeau.
Les formats vectoriels les plus courants sont le SVG, très bien adapté au web, ainsi que l'AI et l'EPS utilisés par les logiciels de graphisme. Le PDF vectoriel convient aussi. Si vous ne possédez qu'une image au format JPG ou PNG, fournissez la plus grande version dont vous disposez.
Voici la liste à demander à votre graphiste ou à retrouver dans vos archives :
- le logo en SVG, en couleur ;
- le logo en PNG sur fond transparent, en grande taille ;
- une version monochrome, blanche ou noire, pour les fonds colorés ;
- le symbole seul, s'il existe, pour l'icône d'onglet du navigateur (le favicon) ;
- les codes exacts des couleurs, au format hexadécimal utilisé sur le web, par exemple #1A4D8F.
Un logo récupéré en capture d'écran depuis une page Facebook donnera un résultat flou sur le site. Si c'est tout ce que vous avez, il est souvent possible de le redessiner en vectoriel à partir de l'image.
Que faire si vous n'avez ni logo ni charte ?
Vous pouvez parfaitement créer un site sans identité existante. Le prestataire construit alors une identité de base à partir de votre activité, de votre clientèle et de vos goûts.
Pour l'aider, rassemblez quelques repères : deux ou trois sites que vous aimez visuellement, des couleurs que vous associez à votre métier ou à votre région, et surtout celles que vous ne voulez pas voir. Un ostéopathe ne cherchera pas la même ambiance qu'un food truck ou qu'un cabinet d'expertise comptable.
Ces éléments font partie de la préparation du projet, au même titre que la liste de vos services. Notre guide pour préparer son projet de site en une heure vous aide à les rassembler.
Si vous souhaitez un vrai logo, avec une recherche graphique, c'est un travail à part entière, souvent confié à un graphiste. Il peut être mené en parallèle du site, à condition de s'accorder dès le départ sur les couleurs principales.
Quelle que soit l'option choisie, gardez une identité sobre au départ. Un nom lisible, une couleur forte, une police claire : cette base simple vieillit bien et se décline facilement sur tous les supports, du site à la signature d'e-mail.
Comment adapter une charte pensée pour l'imprimé au web ?
Une charte conçue pour des cartes de visite ou une plaquette doit souvent être ajustée pour l'écran. Les couleurs, les polices et les contrastes ne se comportent pas de la même façon sur papier et sur un téléphone.
Les couleurs d'impression sont définies en CMJN, le mode des imprimeurs, alors que les écrans utilisent le RVB. La conversion peut rendre une couleur plus terne ou plus vive que prévu : il faut parfois choisir un équivalent web. Certaines polices achetées pour l'impression ne sont pas non plus autorisées sur un site, car leur licence web est distincte.
Le contraste mérite une attention particulière. Un texte gris clair sur fond beige peut être élégant sur papier glacé et devenir illisible sur écran, en plein soleil ou pour une personne malvoyante. L'accessibilité numérique fixe des principes de contraste minimal, que nous abordons dans notre article sur l'accessibilité des sites.
Testez aussi votre logo en très petit. Sur mobile, il s'affiche souvent sur quelques dizaines de pixels de haut dans l'en-tête. Un logo chargé de détails ou accompagné d'un long slogan devient illisible ; une version simplifiée pour le web est alors la bonne solution.
Votre logo vous appartient-il vraiment ?
Pas forcément, et c'est un point à vérifier avant de le décliner partout. Le créateur d'un logo détient des droits d'auteur sur son œuvre, et seul un contrat de cession écrit vous permet de l'utiliser librement.
Vérifiez que la cession précise les supports couverts, la durée et le territoire, et que vous avez reçu les fichiers sources. Un logo créé sur une plateforme en ligne est soumis aux conditions de cette plateforme, qui peuvent limiter certains usages. Pour protéger votre nom ou votre logo comme marque, un dépôt peut être envisagé : faites-vous accompagner par un professionnel pour cette démarche.
La même logique vaut pour le site lui-même : savoir qui détient le code et les accès est essentiel, comme nous l'expliquons dans l'article sur la propriété d'un site.
Comment OSEOO travaille-t-il avec votre identité visuelle ?
Dans la formule Express, à 499 €, le design est adapté à votre marque à partir de votre logo et de vos couleurs. Dans la formule Standard, à 999 €, le design est entièrement sur mesure. Dans les deux cas, le code, le nom de domaine et les accès vous appartiennent.
Le contenu de chaque formule est présenté sur la page tarifs.
Questions fréquentes
Combien de couleurs faut-il pour un site internet ?
Une ou deux couleurs principales suffisent dans la plupart des cas, complétées par des neutres (blanc, gris, noir) pour le texte et les fonds. Trop de couleurs brouillent la lecture et affaiblissent la reconnaissance de la marque. Réservez une couleur vive aux boutons d'action.
Le favicon est-il vraiment utile ?
Oui, c'est la petite icône affichée dans l'onglet du navigateur et parfois dans les résultats de recherche sur mobile. Sans favicon, le site paraît inachevé. Il se crée généralement à partir du symbole du logo ou de sa première lettre.
Peut-on changer de logo après la mise en ligne du site ?
Oui, et sur un site bien construit, c'est une modification rapide. Si les couleurs changent aussi, il faut vérifier les contrastes et l'harmonie de toutes les pages. Pensez à mettre à jour en même temps vos autres supports, comme votre fiche Google et vos réseaux.
Faut-il utiliser les mêmes polices sur le site que sur les documents imprimés ?
C'est préférable pour la cohérence, à condition que la licence de la police autorise un usage web. Si ce n'est pas le cas, une police web proche fera très bien l'affaire. Le visiteur retient surtout l'impression d'ensemble, pas la police exacte.