À quoi sert l'hébergement d'un site ?
L'hébergement est l'endroit où votre site existe physiquement : un ordinateur spécialisé, appelé serveur, installé dans un centre de données et connecté à internet jour et nuit. Quand quelqu'un tape votre adresse, ce serveur lui envoie les pages, les images et les scripts qui composent le site.
Sans hébergement, un nom de domaine ne mène nulle part. Et sans nom de domaine, un site hébergé n'est accessible que par une adresse technique illisible. Les deux fonctionnent ensemble : le nom de domaine indique où aller, l'hébergement fournit le contenu. Si vous n'avez pas encore choisi votre adresse, commencez par l'article sur le choix du nom de domaine.
L'hébergeur s'occupe du matériel, de l'électricité, du refroidissement et de la connexion. Selon la formule, il gère aussi plus ou moins le logiciel du serveur, les mises à jour et la sécurité.
Quels sont les grands types d'hébergement ?
Il existe quatre grandes familles, qui diffèrent surtout par le niveau de partage des ressources et par la quantité de travail technique qui vous revient.
- L'hébergement mutualisé : votre site partage un serveur avec des centaines d'autres. C'est la formule la moins chère et la plus répandue pour les petits sites WordPress. Revers de la médaille : si un voisin consomme beaucoup, votre site peut ralentir.
- Le serveur privé virtuel (VPS) : une portion de serveur réservée à vous seul, avec des ressources garanties. Plus stable, mais il faut quelqu'un pour l'administrer, c'est-à-dire installer, mettre à jour et surveiller le système.
- Le serveur dédié : une machine entière pour vous. Utile pour de gros volumes ou des besoins particuliers, surdimensionné pour un site vitrine.
- Les plateformes cloud et serverless : le site est découpé et servi par une infrastructure qui s'adapte automatiquement à la charge. On ne gère plus de serveur au sens classique, c'est la plateforme qui s'en occupe. Vercel et Netlify font partie de cette famille, très utilisée pour les sites modernes.
Il existe aussi les créateurs de sites tout-en-un, comme Wix ou Squarespace, où l'hébergement est compris dans l'abonnement et ne peut pas être séparé du site. C'est simple, mais vous ne pouvez pas partir ailleurs avec votre site tel quel.
Quels critères regarder pour choisir ?
Pour la plupart des TPE et PME, le bon hébergement est celui qu'on oublie : il est rapide, disponible et ne demande pas d'intervention. Les critères utiles sont donc concrets, pas techniques.
- La disponibilité : le site doit rester en ligne. Les hébergeurs sérieux s'engagent sur un taux de disponibilité et publient une page d'état de leurs services.
- La vitesse : un serveur réactif et proche des visiteurs affiche les pages plus vite. Les CDN (réseaux de serveurs répartis dans le monde qui gardent une copie du site au plus près de chaque visiteur) y contribuent beaucoup.
- Le certificat HTTPS : il chiffre les échanges entre le visiteur et le site et fait apparaître le cadenas dans le navigateur. Il doit être inclus et renouvelé automatiquement.
- Les sauvegardes : vérifiez ce qui est sauvegardé, à quelle fréquence et comment on restaure. Nous y consacrons un article entier sur la sauvegarde de site.
- Le support : pouvoir joindre quelqu'un, dans un délai raisonnable, quand quelque chose ne va pas.
- La localisation des données : si votre site collecte des données personnelles (formulaires, comptes clients), renseignez-vous sur l'endroit où elles sont stockées et sur les garanties de l'hébergeur en matière de RGPD.
Combien coûte un hébergement ?
Le prix varie de zéro à plusieurs centaines d'euros par mois, selon le type d'hébergement et le trafic. Pour un site vitrine de TPE, les besoins sont modestes et l'hébergement représente rarement le poste le plus lourd.
Beaucoup d'offres mutualisées se situent entre quelques euros et une quinzaine d'euros par mois. Les plateformes cloud proposent souvent une offre gratuite ou peu chère pour les sites à trafic modéré, puis facturent selon l'usage au-delà de certains seuils. Un VPS coûte généralement plus cher, surtout si l'on ajoute le temps d'un technicien pour l'entretenir.
Attention aux prix d'appel : comme pour les noms de domaine, le tarif de la première année est souvent réduit. Regardez le prix de renouvellement et ce qui est inclus (sauvegardes, certificat, adresses e-mail). Pour avoir une vue d'ensemble de ce qu'un site coûte chaque année, l'article sur le coût annuel d'un site fait le tour des postes.
L'hébergement dépend-il de la technologie du site ?
Oui, et c'est un point souvent négligé. Un site WordPress a besoin d'un serveur capable d'exécuter PHP et d'une base de données MySQL. Un site construit avec Next.js ou un autre outil moderne peut être servi par une plateforme cloud, souvent sous forme de pages préparées à l'avance.
Cette différence a des conséquences pratiques. Un site dont les pages sont générées à l'avance a moins de pièces mobiles : pas de base de données exposée, moins de mises à jour de sécurité côté serveur. À l'inverse, un site qui calcule chaque page à la demande offre plus de souplesse mais demande plus d'entretien.
Avant de changer d'hébergeur, vérifiez donc que la nouvelle offre est compatible avec la technologie de votre site. Un déménagement mal préparé peut casser des fonctionnalités ou faire perdre des données.
Le bon réflexe consiste à préparer le nouveau site en parallèle, à le tester sur une adresse provisoire, puis à basculer le nom de domaine vers le nouvel hébergement seulement quand tout fonctionne. L'ancien hébergement reste actif quelques jours, le temps que la bascule se propage partout, et sert de filet de sécurité si un problème apparaît.
À qui doit appartenir le compte d'hébergement ?
Idéalement, à votre entreprise. Si le compte est au nom du prestataire, vous dépendez de lui pour tout changement, et un désaccord ou une cessation d'activité peut rendre votre site difficile à récupérer.
Deux organisations sont acceptables. Soit le compte est ouvert à votre nom et vous donnez un accès à votre prestataire. Soit le prestataire héberge le site dans le cadre de sa prestation, mais s'engage par écrit à vous remettre le code et les données et à faciliter le transfert à la demande. Dans les deux cas, gardez une trace écrite de qui détient quoi.
Pensez aussi aux e-mails. Beaucoup d'hébergements mutualisés incluent des boîtes mail : si vous changez d'hébergeur, elles déménagent avec. Séparer le site et la messagerie évite ce genre de mauvaise surprise.
Comment OSEOO héberge-t-il les sites de ses clients ?
Nos sites sont construits avec Next.js et hébergés sur Vercel, une plateforme cloud conçue pour ce type de site. L'hébergement est inclus dans les formules Express et Standard, avec le certificat HTTPS. Le code, le nom de domaine et les accès appartiennent au client, ce qui permet de changer d'hébergement plus tard si besoin.
Le détail de ce qui est compris dans chaque formule se trouve sur notre page tarifs.
Questions fréquentes
Peut-on héberger son site sur son propre ordinateur ?
Techniquement oui, mais c'est une mauvaise idée pour une entreprise. L'ordinateur devrait rester allumé en permanence, la connexion domestique est rarement adaptée et la sécurité serait entièrement à votre charge.
Changer d'hébergeur fait-il perdre le référencement ?
Non, si l'adresse des pages et leur contenu restent identiques et si la coupure est très courte. Google s'intéresse aux pages et à leur contenu, pas à l'hébergeur qui les sert.
Un hébergeur étranger pose-t-il problème ?
Pas forcément pour un site vitrine sans données sensibles. Si votre site collecte des données personnelles, vérifiez les garanties de l'hébergeur en matière de protection des données et faites valider votre situation par un professionnel si vous avez un doute.
Comment savoir chez qui mon site est hébergé ?
Vos mentions légales doivent normalement l'indiquer. Sinon, votre prestataire ou des outils gratuits de recherche d'hébergeur en ligne peuvent vous donner la réponse à partir de votre adresse.