Qu'est-ce qu'un panier abandonné, et pourquoi arrive-t-il ?
Un panier abandonné, c'est une commande commencée mais jamais payée : le client a ajouté des produits, parfois saisi son adresse, puis il est parti. C'est un comportement courant, qui ne signifie pas forcément un refus.
Les raisons sont nombreuses et souvent banales. Le client comparait les prix, attendait sa paie, a été interrompu par un appel, ou voulait montrer le produit à quelqu'un avant de décider. D'autres fois, la cause vient du site : frais de livraison découverts trop tard, formulaire trop long, moyen de paiement absent, bug sur mobile.
Avant de relancer, il faut donc distinguer ces deux familles. Les abandons liés au site se corrigent sur le site ; la relance ne sert qu'à rattraper les personnes qui ont été distraites ou qui hésitaient encore.
Pour savoir où se situent vos abandons, regardez à quelle étape les visiteurs quittent le parcours. Un départ massif au moment du choix de la livraison ne raconte pas la même histoire qu'un départ sur la page de paiement. Un outil de mesure d'audience correctement paramétré vous donne cette information.
Faut-il d'abord corriger son tunnel de commande ?
Oui, c'est la priorité. Une relance ne rattrape qu'une partie des clients partis, alors qu'un obstacle supprimé dans le parcours profite à tous les suivants.
Le tunnel de commande désigne l'enchaînement des étapes entre le panier et la confirmation de paiement. Passez-le vous-même en revue, sur téléphone, en vous posant ces questions :
- Les frais de livraison sont-ils visibles avant le panier ?
- Peut-on commander sans créer de compte ?
- Le formulaire demande-t-il uniquement les informations nécessaires ?
- Les moyens de paiement attendus sont-ils proposés ?
- Les messages d'erreur sont-ils compréhensibles ?
La création de compte obligatoire est un frein classique. Proposez la commande en invité, puis offrez de créer un compte après le paiement, en un clic. Réduisez aussi le nombre de champs : un seul champ pour le nom complet, la ville déduite du code postal, l'adresse de facturation identique à celle de livraison par défaut. Pour l'affichage des frais, voyez frais de livraison : comment les afficher.
Qui a-t-on le droit de relancer par e-mail ?
Vous pouvez relancer les personnes qui vous ont communiqué leur adresse e-mail dans le parcours de commande, en respectant les principes du RGPD : information claire, finalité précise et possibilité de s'y opposer. Les règles varient selon qu'il s'agit d'un message de service ou d'une prospection commerciale.
Concrètement, il faut informer le client, au moment où il saisit son e-mail, que celui-ci peut servir à lui rappeler sa commande en cours. Chaque message doit contenir un lien simple pour ne plus en recevoir. Et les données des paniers non finalisés ne doivent pas être conservées indéfiniment.
Ces règles dépendent de votre situation et de la façon dont le message est rédigé. Faites valider votre dispositif par un professionnel, et relisez l'article RGPD et site internet pour les principes de base.
Combien de relances envoyer, et à quel moment ?
Une séquence courte suffit : un premier message quelques heures après l'abandon, un second le lendemain ou le surlendemain, et éventuellement un dernier quelques jours plus tard. Au-delà, la relance devient du harcèlement.
Voici une séquence type, à adapter à votre activité :
- Quelques heures après : un rappel simple, avec le contenu du panier et un bouton pour le reprendre.
- Le lendemain ou le surlendemain : une réponse aux doutes fréquents, sur la livraison, les retours ou l'usage du produit.
- Quelques jours plus tard, facultatif : un dernier message, éventuellement avec un geste commercial.
Le rythme dépend du produit. Pour un achat impulsif à petit prix, la première relance compte le plus, car l'envie retombe vite. Pour un achat réfléchi et coûteux, comme un meuble ou une formation, laissez plus de temps entre les messages : le client compare, et la pression le fera fuir.
Arrêtez immédiatement la séquence dès que la commande est passée, y compris si elle l'a été par un autre moyen. Recevoir une relance pour un produit déjà payé donne une impression de désordre.
Pensez aussi au cas où un produit du panier n'est plus disponible entre-temps. Relancer un client pour un article épuisé crée de la frustration : la séquence doit vérifier le stock avant chaque envoi, ou proposer un produit proche.
Que doit contenir un bon e-mail de relance ?
Un bon e-mail de relance rappelle ce qui a été laissé, facilite la reprise et répond à une hésitation probable. Il ressemble à un message de commerçant attentif, pas à une alerte.
Les éléments indispensables :
- Un objet clair, qui dit de quoi il s'agit sans dramatiser.
- La photo et le nom des produits laissés dans le panier, avec leur prix.
- Un bouton unique qui ramène au panier déjà rempli.
- Une information utile : délai d'envoi, conditions de retour, conseil d'utilisation.
- Un moyen de vous répondre directement, par simple retour d'e-mail.
Évitez les faux comptes à rebours, les formules culpabilisantes et les majuscules alarmistes. Un exemple fictif de bon ton : un libraire en ligne qui écrit simplement que le livre attend toujours dans le panier, que l'envoi se fait sous 48 heures, et qu'il répond volontiers à toute question sur l'édition choisie.
Le deuxième message peut changer d'angle : répondre aux questions que vous recevez souvent, montrer un avis client réel, expliquer comment se passe un retour. Chaque message doit apporter quelque chose de nouveau.
Signez vos messages d'un vrai nom de boutique et envoyez-les depuis une adresse à laquelle on peut répondre. Une adresse du type ne-pas-répondre ferme la porte au dialogue, alors que la réponse d'un client hésitant est souvent la meilleure occasion de conclure.
Faut-il proposer une remise pour faire revenir le client ?
Pas systématiquement. Une remise peut aider à conclure, mais si elle arrive à chaque abandon, les clients apprennent à abandonner exprès pour l'obtenir, et vos marges en souffrent.
Si vous en proposez une, réservez-la au dernier message, limitez-la dans le temps et faites-la unique par client. Un code personnel, valable une seule fois, évite qu'il circule sur les sites de bons plans. Une alternative au pourcentage est la livraison offerte, souvent perçue comme un geste généreux pour un coût maîtrisé.
Mesurez l'effet réel : comparez les commandes récupérées avec et sans remise sur une même période. Si le simple rappel ramène autant de clients, la remise ne fait que réduire votre marge.
Au-delà de l'e-mail, pensez à faciliter le retour spontané : un panier conservé quand le client revient sur le site, même quelques jours après, lui évite de tout recommencer.
Comment OSEOO met en place la relance de panier ?
La relance de panier abandonné fait partie des fonctions que nous pouvons intégrer dans une boutique réalisée en formule Sur mesure, sur devis, en environ deux semaines en moyenne, avec un support par abonnement. Nous l'intégrons avec vous, en respectant les principes de consentement et de désinscription.
Ce type d'envoi automatique relève aussi de notre offre d'automatisation. Le code, le nom de domaine et les accès restent les vôtres.
Questions fréquentes
Peut-on relancer par SMS plutôt que par e-mail ?
C'est possible, mais le SMS est perçu comme plus intrusif et il est soumis à des règles de consentement strictes. Réservez-le aux clients qui l'ont explicitement accepté. Pour la plupart des boutiques, l'e-mail reste le canal le plus adapté.
Comment savoir si mes relances fonctionnent ?
Suivez le nombre de paniers relancés, le nombre de commandes passées après une relance et le nombre de désinscriptions. Si les désinscriptions montent, vos messages sont trop fréquents ou trop insistants. Ajustez un élément à la fois pour savoir ce qui change vraiment.
Que faire d'un client qui abandonne plusieurs fois ?
Ne relancez pas à chaque fois : limitez la séquence à une fois sur une période donnée. Un client qui revient souvent sans acheter a peut-être une question précise, et un message personnel ou un contact direct sera plus utile qu'une nouvelle relance automatique.